03.06.2007
Abaisser la majorité pénale, la pire des solutions
A lire en cliquant ici
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16.01.2007
Communautés, commmunautarisme, laicité
Dans une société comme la France, république laïque, que des citoyens se rassemblent dans une communauté, cela semble normal. Mais cela devient vite anormal au moment où cette communauté veut imposer sa façon de penser à l’ensemble de la population. L’ETAT n’a pas à prendre en compte leurs exigences dès que cela empiète sur la liberté du reste de la population. Peu importe que les musulmans ne mangent pas de porc, mais à partir du moment où la communauté musulmane prétexte de sa religion pour interdire le porc dans les cantines scolaires, on doit raisonnablement penser qu’il y a un abus et donc une tentative d’entrave à la liberté des citoyens pour qui le porc est nourriture « normale « .
Une des erreurs de Sarkozy a été de s’abaisser devant les exigences des Tarik Ramadan et consorts et d’officialiser, après s’être fait huer, à la direction de l’Islam de France, une organisation des plus fondamentalistes et extrémistes. Les responsables de cet organisme se sont empressés de reprendre leurs positions anti-laïques, forts des sifflets subis par Sarkozy représentant de la République.
D’ailleurs, il n’y a qu’à constater avec quel empressement la quasi-totalité des communautés religieuses a approuvé cette entorse à la laïcité. Car finalement, les musulmans, les catholiques, les israélites et tous les groupuscules religieux sont satisfaits que l’on prêche pour leur paroisse.
Il faut donc que le PS soit ferme sur cette question de Laïcité, il en dépend nos libertés fondamentales.
C. Gangloff
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11.12.2006
Micro-crédit, Maxi Nobel
Une façon de remettre sur la route ceux et celles qu'on a laissé de côté. A lire en cliquant ici
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20.11.2006
Une nouvelle politique
Dans la catégorie dialogue social, j'ai le plaisir de publier cette chronique de Daniel. Je précise qu'il n'est pas membre de DA, mais soutien actif de la candidate du PS en tant que secrétaire de la section de Valognes. J'aimerais avoir plus de contributions généreuses comme celle ci sur ce blog. Je pense comme lui que le PS a maintenant une occasion unique de se libérer des querelles de clans et des luttes d'égos.
Voici donc cette cette chronique de Daniel, in extenso
A commenter sans modération (au propre et au figuré)
Le séisme Ségolène
Les conditions triomphales de la désignation de Ségolène Royal n’ont pas fini d’entraîner des conséquences sur la vie de notre parti. Les vieux militants habitués aux joutes politiques traditionnelles, aux courants et à la phraséologie bien particulière des motions et des projets, n’ont pas voulu croire à ce succès. Ils ont cru que cette bulle médiatique allait exploser face à la rationalité de Laurent Fabius et de Dominique Strauss-Kahn, face à leur expérience et à leur savoir-faire politique, face à leurs qualités brillantes de tribuns. Certains continuent à le croire, ils nous a manqué une semaine de campagne,… ou deux ou trois disent-ils. Ils ont tort.
Le succès de SR tient à une toute autre dimension. Une dimension qui commence par le langage et se poursuit par les actes. Je peux en témoigner : bien que venu tard au parti socialiste, je l’ai toujours défendu et je lui ai toujours aux élections passées apporté fidèlement ma voix. Malgré cela, les débats de section me sont apparues pour le nouveau que j’étais, proprement inintelligibles, les discussions sur le projet coupées des réalités locales, les liens et les inimitiés soumises à des codes obscurs. Il s’en est fallu de peu pour que je retourne à mes affaires personnelles.
L’irruption de SR dans le jeu politique a complètement bouleversé la donne : ce que j’avais toujours pensé, c’était une responsable socialiste qui le disait. J’ai vite compris que je n’étais pas le seul à être convaincu. L’arrivée d’un grand nombre de nouveaux adhérents a montré que nous étions légion à penser la même chose. L’heure était venue de parler comme tout le monde, l’heure était venue d’inviter les gens à prendre leurs affaires en main, l’heure était venue de contrôler tous ces élus dont on finissait par croire qu’ils étaient comme des souris dans un fromage, l’heure était venue de réexaminer la doctrine et de na pas s’en laisser accroire par l’intelligentsia parisienne, les bobos et les philosophes, qui parlent de Nanterre en habitant Neuilly.
C’est tout cela que veut dire la démocratie participative, les jurys de citoyens, l’intérêt collectif, le respect des personnes et l’adhésion à la nation et à l’Europe. Laurent Fabius a tort, le bonheur des gens et leur confiance ne tient pas seulement à une augmentation de salaire. L’ordre juste c’est la réparation des inégalités criantes devant l’accès à l’éducation, à la santé et à la justice ; l’ordre juste c’est qu’on fasse taire les provocations du licenciement abusif, des fermetures d’usines, des atteintes sinistres au logement , du démantèlement de la vie quotidienne, des temps de transport démesurés, des campagnes désertées. Plus les gens sont en bas de l’échelle sociale plus ils ont besoin qu’on les respecte et qu’on leur accorde de la considération. Quand on a rien, il reste l’honneur d’être debout.
L’arrivée triomphante de SR est un séisme parce qu’elle donne un signal aux élus pour qu’ils demandent et rendent des comptes à tous les échelons ; pour qu’ils cessent d’accumuler les mandats, les présidences et les responsabilités ; pour qu’ils redeviennent modestes et responsables, à l’écoute de leurs électeurs. Ségolène a dit qu’il fallait entrer dans la politique du respect, elle devra tenir sa parole et à sa suite nos élus devront s’y plier. Dans son premier discours de candidate désignée par nos suffrages elle a répété ce dernier Vendredi 17 novembre son slogan : le progrès pour tous, le respect pour chacun.
Ce sont bien ces principes que je compte défendre à ma modeste place de secrétaire de section. Nous nous devons d’être attentifs aux besoins et aux vœux des gens de notre circonscription, nous devons comprendre comment ils vivent, nous devons nous exprimer collectivement et librement, nous devons donner aux gens l’envie de voter pour notre candidate présidente et nous devons donner l’envie aux gens de faire confiance à notre candidate-députée et à son suppléant. Nous ne réussirons peut-être pas à réunir une majorité socialiste, mais à coup sûr, nous pouvons réussir à répandre les germes d’une nouvelle politique.
Daniel Dubost
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25.10.2006
Pauvreté exclusion
· La pauvreté, dans les sociétés développées de l’Europe, signifie surtout être exclu de la société de consommation quand bien même les besoins élémentaires seraient couverts. Or même ces besoins sont de moins en moins couverts, comme celui du logement, même avec un travail. Une fois par an, on en fait « une journée du refus de la misère », ce n’est pas admissible.
· Depuis 20 ans en France, même si les catégories de personnes démunies ont notablement changé, il y a un « noyau dur » de pauvreté qui concentre toutes les politiques publiques mais qui leur résiste et qui représente entre 9 et 10% de la population. A sa frontière, il y a également des catégories de personnes proches de la pauvreté et qui en partagent souvent une ou plusieurs caractéristiques tout en étant exclues du bénéfice des mesures ciblées sur la lutte contre la pauvreté (CMU, RMI, PPE, bourses etc.) pour des raisons administratives (effets de seuils de revenu, critères d’éligibilité comme la limite d’un quartier ou d’une commune etc.). Ces personnes sont les « oubliées de l’ère Jospin ». et les « sacrifiées de l’ère Chirac ».
· Les politiques de réduction de la pauvreté sont toujours d’inspiration caritative. Il n’est pas normal de se décharger ainsi de nos responsabilités sur les bénévoles et les bonnes volontés.Ce sont des politiques d’exception alors que le problématique essentielle est la restauration du droit commun, de l’ »ordre juste », au bénéfice de ces personnes. Nos politiques publiques ont construit la plus grande machine à saupoudrer les subventions. A vrai dire, les réponses à la pauvreté dans notre pays relèvent bien davantage des administrations non spécialisées (logement, économie) que des ministères sociaux.
· Le « noyau » de pauvreté se renouvelle au gré des mutations de la société française ET du monde. Les politiques publiques, traditionnellement myopes et conservatrices, ont fréquemment une ou plusieurs catégories de pauvres de retard par rapport à la réalité. Plus on clame la nécessité de s’organiser autour des besoins globaux des personnes dont on veut favoriser l’inclusion, plus on continue comme avant…
· Les politiques sociales, voire certaines politiques sanitaires (dépistage du VIH et de la tuberculose, vaccinations etc.), partagent les tabous de l’époque et se condamnent ainsi à l’inefficacité. Elles s’arrêtent ainsi pour la plupart à la frontière dérisoire des titres de séjour. Les violences urbaines comme la recrudescence de la tuberculose témoignent de cet aveuglement coupable. Les personnes qui relèvent de la « photographie officielle » de la pauvreté peuvent cumuler plusieurs causes/caractéristiques de difficultés sociales et se retrouver au carrefour de plusieurs systèmes d’aide institutionnels. Cette situation s’accompagne souvent de l’intervention d’une multitude de travailleurs sociaux non coordonnés dans une même famille, conduisant parfois à des placements d’enfants inappropriés « les enfants pauvres ne sont pas forcément de pauvres enfants »… Les personnes situées à l’extérieur de la « photo » (Roms, squats, sans papiers, mineurs déscolarisés etc.) échappent parfois en totalité à cette « bienveillance publique ».
· L’une des conséquences regrettables de la tradition caritative qui continue à sous - tendre la conception française de l’action sociale est l’amateurisme évident de beaucoup des dispositifs existant. Il n’y a pas ou peu d’analyse sérieuse des besoins, ce qui s’explique par la médiocrité des outils d’observation et de mesure disponibles. Par exemple, chaque année on paraît découvrir les besoins réels en hébergement au mois de décembre, même si ce sont sensiblement les mêmes que l’année précédente.
· La tradition caritative est certainement aussi un des facteurs d’explication.On distribue des aides sans trop se préoccuper du bénéfice réel pour les personnes. C’est ainsi que le « I » du RMI connaît des résultats décevants depuis des décennies sans mesures de correction efficaces mais on pourrait multiplier les exemples (aides au désendettement, hébergement d’urgence etc.). Le couvercle de la trappe à pauvreté ne se soulève pas…
· Dans la France contemporaine, même si l’accès aux ressources disponibles nécessaires à la satisfaction des besoins essentiels de l’individu est difficile, voire impossible, pour certains, les seules véritables pénuries sont celles du logement et de la santé, même avec la CMU. Tout le reste (alimentation, éducation, culture etc.) est « en place » mais protégé par les grillages labyrinthiques de la réglementation. Pour autant, la question du logement est d’autant plus stratégique qu’elle obère la plupart des autres dimensions de la vie en société. La plupart des politiques sociales ont comme issue désirée l’accès au logement des personnes actuellement en difficulté. Dans ces conditions les opérateurs de terrain doivent « recycler » en permanence leurs bénéficiaires en attendant que les promesses de Borloo produisent les effets attendus. Un gouvernement de gauche devra s’emparer prioritairement de cette question et l’imposer à un corps social qui n’y pousse pas spontanément malgré les déclarations d’intention, et se contente « d’une journée du refus de la misère ». L’ordre juste , c’est aussi et surtout le retour à la dignité.
posté par DJM
00:22 Publié dans dialogue social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La place des femmes issues de l'immigration
Le projet du parti socialiste indique « nous accorderons une place particulière à la place des femmes dans les processus d’insertion des migrants car elles jouent un rôle déterminant dans la transmission du langage et des valeurs et peuvent transmettre à leurs familles les points de repère indispensables pour une intégration réussie ».
Il ne faut pas ignorer la réalité de la situation de l’immigration en France. Les femmes issues de l’immigration peuvent contribuer à redonner une place aux valeurs de la République, et notamment :
- l’égalité entre les femmes et les hommes
- le droit à une vie familiale normale
- le droit à la dignité
- le droit à l’éducation
La question des signes religieux à l’école a été mal posée, car si elle a fait appel à la laïcité, et il fallait le faire, elle n’a pas suffisamment mis l’accent sur la question des droits de femmes.
C’était, et c’est toujours la question posée par le port du voile.
Si nous voulons que les femmes issues de l’immigration jouent un rôle déterminant, nous devons les aider en étant sans ambiguïté sur les valeurs :
- rappeler qu’elles peuvent s’appuyer sur les lois de la République pour lutter contre les mariages forcés, contre les mutilations sexuelles de leurs filles et de leurs sœurs, contre la polygamie qui les asservit.
- réaffirmer le droit à la dignité et à la maîtrise de la fécondité en leur facilitant un véritable accès à la planification familiale mise en œuvre dans les centres de protection maternelle et infantile
Il faudra faciliter l’action des associations qui travaillent sur le terrain pour que les femmes issues de l’immigration choisissent la République et non l’intégrisme religieux.
posté par DJM
00:15 Publié dans dialogue social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Politique de la famille:pour ouvrir la discussion
Familles (droits civils et politique familiale ) dont femmes, enfance
Les familles c’est d’abord la construction de liens entre adultes, et entre parents et enfants ; la société a changé et l’égalité entre les femmes et les hommes, la parité familiale, progresse ; la société a évolué et le projet socialiste donnera la possibilité aux couples d’un même sexe de se marier et d’adopter des enfants. Car ce qui prime, c’est l’amour qu’on peut ainsi donner, quel que soit son sexe, pour construire un projet de vie.
La politique familiale a toujours poursuivi plusieurs objectifs : favoriser la natalité, compenser, au moins en partie, le coût de l’enfant, mais de plus en plus essayer de concilier vie familiale et vie professionnelle et lutter contre la pauvreté. Cela représente plus de 53,5 milliards d’euro en 2005, dont 12 milliards d’euro pour les allocations familiales, versées à toutes les familles, quel que soit leur revenu. Mais cette solidarité de la nation ne suffit pas. Il nous faudra réfléchir à la possibilité d’une compensation de ce que coûte un l’enfant, évolutive avec l’âge de l’enfant, car plus un enfant grandit, plus il coûte cher.
La lutte contre la pauvreté des familles, c’est aussi préserver le lien familial, et quand Ségolène était ministre de la famille, elle s’est battue pour qu’on ne retire pas leurs enfants aux familles pauvres, car les familles pauvres ne sont pas de pauvres familles. C’est aussi aider les familles monoparentales, le plus souvent des femmes ; petits salaires, horaires décalés, il faut permettre un réel choix des modes de garde, des crèches, avec des horaires adaptés, mais aussi des assistantes maternelles ; il faut, le projet socialiste le prévoit, un service public de la petite enfance. L’objectif d’harmonisation de la vie familiale et de la vie professionnelle doit être mis en avant dans une société dans laquelle le taux d’activité féminin a doublé passant de 40% à 80% depuis 1960.
La famille, c’est aussi le bien être, et il faut renforcer , avec les départements, la politique de la protection maternelle et infantile, (PMI), pour toutes les familles et de tous les enfants jusqu’à 6 ans, et avec une amélioration vigoureuse de la santé scolaire dès l’école maternelle.
La famille, ce sont aussi les femmes retraitées, celles qui ont de toutes petites retraites, les femmes d’agriculteurs ou d’artisans, les femmes qui se sont arrêtées de travailler pour élever leurs enfants et qui ont des carrières incomplètes. On sait qu’avec le développement du temps partiel, de plus en plus subi, qui concerne surtout les femmes, si nous ne réagissons pas tout de suite, ces femmes seront dans la misère. Nous devrons y remédier.
La politique familiale, c’est aussi de s’occuper des jeunes , et la solvabilisation des jeunes majeurs sera une de nos priorités : aide aux jeunes majeurs décohabitants, alternative aux allocations versées à la famille, et aides au logement (notamment les cautions ou de garanties qui empêchent les jeunes d’accéder à un logement autonome). Il faut favoriser l’accès aux emplois rémunérés à temps partiels pour aider les étudiants, dont la situation matérielle ne cesse de se dégrader.
Une famille heureuse c’est aussi de permettre d’avoir des enfants quand on le désire, slogan féministe toujours d’actualité, et d’être informé sur la sexualité : il n’y a plus de campagne d’information sur la contraception depuis longtemps dans notre pays et il faudra faire en sorte que cette information, qui implique aussi l’apprentissage du respect entre les filles et les garçons, prémices du respect entre les hommes et les femmes, soit régulièrement et largement diffusée.
posté par DJM00:05 Publié dans dialogue social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.10.2006
Révoltant!
L’actualité nous le montre chaque jour, la politique du ministre de l’Intérieur qui voulait passer au karcher les quartiers difficiles, a échoué. Comment pourrait-il en être autrement ? Je ne connais aucun père qui ait jamais pu faire entendre raison à ses enfants en leur collant des gifles et des coups de ceinture. Les jeunes des banlieues sont des enfants de la nation qui souffrent et lorsque l’Etat leur envoie des policiers casqués pour les soigner, il ne fait que renforcer leur révolte, les confirmer dans leur rébellion, les endurcir dans la violence. A soixante dix ans ou presque je comprends parfaitement cette révolte car j’ai le souvenir précis d’avoir grandi dans ce qu’on appelait alors le lumpen-prolétariat. Si je n’avais pas su lire et écrire, si je n’avais pas rencontré en leur temps des personnes solidaires, j’aurais certainement fini comme ces jeunes par lancer des pierres aux gendarmes et peut-être par piller des banques !
Les révoltés d’aujourd’hui ignorent et les principes familiaux et l’alphabet. Si par bonheur, ils trouvent pour s’exprimer un groupe de rap ou une équipe de foot, ils échappent parfois au deal et à la rapine. Mais si ils rencontrent sur leur trajet les contrôles et les insultes, le mépris, et parfois même des baffes, nous pouvons être sûrs qu’ils vont devenir des bêtes enragées que rien ne peut plus arrêter, alors que peut-être c’était des jeunes parmi les plus doués. Pour gagner des voix à droite Sarkosi a clamé partout, en faisant venir les caméras pour que l’humiliation soit totale, des rodomontades irresponsables qui établissaient bien le lien entre ces voyous toujours basanés, et les étrangers plutôt Arabes ou Nègres qui viennent manger le pain des Français.
La difficulté c’est que cet amalgame est véritablement scandaleux et révoltant. Ces jeunes qui brandissent le drapeau de l’insoumission et de la révolte, sont aussi français que lui Sarkosi, dont le propre père est venu en France il y a à peine cinquante ans . Mais Mr Sarko père était un émigré des beaux quartiers. Cela change tout. Les parents de nos blacks, blancs, beurs ont eux supporté cette violence sociale qui s’abat sur les manœuvres sans statut et sur les travailleurs d’usines sans qualification. Mais comment l’heureux ministre, si content de lui, peut-il reconnaître cette vérité ? Il se donne en exemple (d’ailleurs comme tous les patrons du monde) : il réussit parce qu’il travaille énormément . Sa place éminente n’est qu’un juste retour des choses. Allons donc, il ne tiendrait même pas une semaine à balayer des couloirs d’usine, pendant que ses compagnons rigolards le traiteraient de Nabot !
Non content d’ignorer notre dernier demi-siècle d’histoire et d’être frappé d’amnésie quand il s’agit de savoir qui a payé les fameuses trente glorieuses, Sarkosi se livre à une dernière ignominie : l’insécurité qui fait trembler les beaux quartiers serait due à l’immigration clandestine ! On donne à voir des images indignes de gymnases remplies d’hommes, de femmes et d’enfants, des fillettes, des nourrissons en disant que tout ira mieux quand on aura renvoyé ces SDF dans leur pays d’origine. Et si tout cela arrive c’est de la faute aux gens de gauche qui sont incapables de prendre les bonnes décisions. Et pourtant ces gens qu’on pourchasse sont bien inoffensifs et bien démunis, ils inspirent plus la compassion que la peur et l’exclusion.
Qu’on compare cette misère aux mythiques stock options que même Mr Balladur réprouve et qu’on quitte les ors de la rue de Rivoli et du Palais Royal pour gagner les quartiers pavillonnaires et concentrationnaires d’Aulnay sous Bois, ou pis encore les barres et les tours des Minguettes et on comprendra que l’injustice sociale est une violence, qui ne peut que génèrer une autre violence en retour. Bien sûr, le candidat de la droite arriviste et rétrograde, à la fois toutou de l’illustre Bush et petit télégraphiste du patronat, est totalement imperméable à notre raisonnement. Là où il faudrait un infini respect et beaucoup de patience, Sarkosi utilise les brigades spéciales qui se laissent prendre à une guérilla quasiment permanente. Une fois disparue la police de proximité, le Ministre n’a plus que ses yeux pour pleurer. J’espère que les citoyens vont s’apercevoir de l’inanité d’une telle politique et finalement précipiter son auteur dans le gouffre des oubliés de l’histoire !
Daniel Dubost
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12.09.2006
Un forum participatif lancé par Ségolène
Forum participatif
« Comment donner envie à tous les salariés d’adhérer à un
syndicat ? »
Cheres amies, chers amis,
Le renforcement des syndicats est indispensable pour rééquilibrer les relations entre
partenaires sociaux. L’instauration d’un dialogue social de qualité en dépend
largement.
Dans notre pays, les partenaires sociaux ne sont pas suffisamment consultés et
associés aux grands choix qui préparent l’avenir. Les syndicats sont même parfois
tenus à l’écart de décisions qui ont un impact décisif, et en l’espèce négatif, sur la vie
des salariés, comme on l’a vu avec le CPE.
L’implantation et l’adhésion syndicale restent faibles et les rapports entre patronat
Pour lire la suite........ DDA_Forum_participatif.2.pdf
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